Point nouvelles #2 : Proust, Steinbeck, Wilde, Zweig

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Après la première partie du point nouvelle que vous pouvez retrouvez par la.

Voici la seconde avec cette fois-ci des auteurs que je ne connaissais que de nom et dont je n’avais jamais auparavant eu l’envie ou l’occasion de lire les oeuvres.

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John STEINBECK  – Le harnais – Le meurtre – Le serpent 

Quel secret cache la jolie Jelka derrière ses grands veux noirs et son sourire toujours tendre et impassible ? Comment la frêle et maladive Emma s’y prend-elle pour obliger son mari à rester dans le droit chemin ? Qui est cette femme mystérieuse qui veut acheter un serpent à sonnette ? Et Mama Torres, une veuve à la poigne de fer, qui voit son fils devenir un homme ? Dans un monde d’hommes, rude et impitoyable, quatre portraits de femmes fortes par l’auteur des Raisins de la colère.

 

Nouvelles que j’ai toutes adoré lire, essentiellement pour les descriptions très pittoresques de la nature sauvage et des paysages de l’Ouest Américain : des moments d’évasion sur lesquels je ne rechigne pas.

En revanche, j’ai eu un peu de mal (voire beaucoup) avec les fins. Les fins sont, sans être bâclées tout à fait, en tout les cas, un peu rapides et surtout sans véritables points finals ou raison d’être.

Je suivais donc chaque histoire avec plaisir jusqu’a la dernière page ou je ne comprenais finalement pas l’intérêt de l’histoire, la fin n’éclairant pas l’ensemble du texte.

Je réussissais à percevoir un petit peu les idées que Steinbeck essayait de faire passer dans ces nouvelles, mais sans toutefois avoir d’idées précises. Un peu flou du coup pour moi.

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Stefan ZWEIG – Un homme qu’on n’oublie pas – Était-ce-lui ?

 » Personnellement, je suis quasiment certaine que c’est lui l’assassin, mais il me manque la preuve ultime, la preuve inébranlable. » Après la survenue d’un drame épouvantable, Betsy se replonge dans ses souvenirs. Lui, personne ne peut l’imaginer en meurtrier calculateur. Pourtant, elle en a l’intime conviction… Qui soupconne-t-elle d’avoir commis ce crime ?

 

 

Alors la pour le coup, c’est certainement la déception du lot. Tout en reconnaissant le talent d’auteur et de conteur d’histoire de Zweig, je n’ai tout simplement pas trouvé mon compte dans ces deux nouvelles.

La première n’est pas très marquante (peut être pour l’époque, relevait-elle d’une forme de prise de conscience sur le monde et son économie, et encore n’en suis-je pas sure)

La deuxième m’a décontenancé par la tournure des événements et les personnages engagés dans l’histoire. Je vous préviens tout de suite qu’un chien est au centre du récit et j’ai peiné pour finir ma lecture, me doutant bien de la fin. Je ne m’attendais pas à une nouvelle de ce style, et bien que correctement narré, elle m’a profondément déplu sur le fond.

Un peu refroidie par Zweig du coup..

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Oscar WILDE – Le pêcheur et son âme – L’enfant de l’étoile – L’ami dévoué

Comment résister à la tentation lorsque même notre âme essaie de nous corrompre ? Pour rester auprès de la sirène qu’il aime éperdument, un pêcheur va devoir aller à l’encontre de l’éthique et affronter la noirceur de son âme.

 

 

Ces trois petite nouvelles sont des contes sans en être vraiment. Contes dans la forme et la morale mais loin d’être enfantins sur le fond car souvent très sombres.

La première et la deuxième nouvelle sont assez proches des thèmes que l’on trouve dans Le portrait de Dorian Gray, noirceur de l’âme, apparence, éthique, morale. La troisième en revanche, diffère un peu avec le thème de l’amitié et une morale très juste mais une ironie et un défaitisme ambiant qui ne conviendront pas aux enfants.

j’ai beaucoup aimé la deuxième -L’enfant de l’étoile- qui traite des apparences et du péché d’orgueil, c’est ma préféré du lot bien que toutes soient à découvrir 🙂 couv39471242.png.jpeg

 

 

Marcel PROUST – Violante ou la mondanité – La confession d’une jeune fille – Un diner en ville – La fin de la jalousie  

Profondément épris de la belle Françoise , Honoré de Tenvres s’émeut sans cesse de cet incroyable amour. Jusqu’au jour où on lui dit qu’elle a la réputation d’être une femme facile. Bouleversé, il découvre brutalement les tourments de la jalousie…

 

 

Quelle écriture ! Elle est ciselée et raffiné, sans pourtant avoir l’air d’y toucher, tout est fluide et ça se lit comme on mangerait une douceur sucrée, du bout des doigts, avec envie et délectation, en prenant son temps et savourant le moment.

Si l’on omet Le Diner en ville, qui ne m’a pas fait grand effet, j’ai vraiment aimé toutes les autres nouvelles qui sont tout autant d’explorations de la conscience de l’homme.

Ma préférence va à La fin de la jalousie avec cette justesse dans la description des sentiments amoureux et ce dénouement éblouissant que j’ai relu plusieurs fois tant il était beau.

Aurélien si tu passes par la, Proust te va à merveille 🙂

Les nouvelles non lus et à venir 

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Au cœur des Carpathes dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki s’affrontent pour conquérir la belle Hedwige.

Lecture qui conviendra parfaitement en période d’Halloween 🙂

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Un cheval est chahuté par ses pairs car il est vieux. Il l’a été par les hommes car il est pie. Car il est différent. Pourtant il cache un surprenant passé…

Le cheval et Albert de Léon TOLSTOI qui me fait tellement envie car je sais que je vais adorer parceque c’est Tolstoi ( forcément) mais que je redoute en même temps à cause du thème abordé, la vieillesse, la décrépitude, la cruauté des hommes, surtout lorsque l’un des personnages est un cheval.. Donc lecture en suspens et en attente d’un moment ou mon affect ne pâtira pas de cette lecture 🙂

Anne

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9 commentaires

  1. Je ne connaissais pas ces nouvelles de Proust et pourtant je me fais un plaisir de collectionner les œuvres oubliés des écrivains connus ! Il faut dire que la Recherche éclipse tout le reste… Je lirai ces petites merveilles dès que je trouverai une bibliothèque francophone digne de ce nom.

    Zweig est un maître incontesté de la nouvelle, du coup je suis un peu surpris de ta critique ! Mais j’imagine que même les maîtres produisent des œuvres médiocres de temps en temps… Je passe donc mon tour pour ces nouvelles !

    Aimé par 1 personne

    • Je pense que je vais lire la Recherche bientôt, j’ai A l’ombre des jeunes filles en fleurs à la maison mais je risque de m’y perdre en commençant par le deuxième comme tu l’avais fait plus jeune 🙂
      Pour Zweig, je sais bien ! Et j’ai été aussi surprise de ne pas tant apprécier que ce que j’avais prévu. Ceci dit, je pense continuer ma découverte de l’auteur avec des nouvelles plus connues comme Le joueur d’echec ou 24h de la vie d’une femme qui, en tout cas sur le papier, sont piles dans mes gouts !
      Mais si tu veux, je peux t’envoyer le recueil de Proust ? Je ne sais pas si tu le recevras bien, ni surtout le temps que ça va mettre, mais si jamais, tu ne le trouves pas à la bibli, on peut tenter le coup.

      J'aime

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