Joyeux Noel, Merry Christmas de Mary Higgins Clark #12

Joyeux Noël Merry Christmas.png

Genre : Policier

254 pages

Cela faisait des années que ce livre était dans ma bibliothèque, et bien il aurait du y rester..

Ca ne me plait jamais de ne pas apprécier une lecture, ça me plait encore moins d’abandonner un livre en plein milieu mais vraiment, je n’ai pas pu faire autrement pour celui-la. Je ne sais pas si c’est le fait que je ne l’ai pas à proprement choisi ( puisqu’à en croire la quatrième de couverture, il m’était offert « grâce » à l’achat de deux autres livre de poche ) ou si ma décision de l’abandonner s’explique du fait qu’il soit composé de quatre mini-histoires, et que j’ai pu m’arrêter à la fin de la deuxième* et ne pas lire les deux dernières. Peu importe au final, puisque ce livre a été pour moi une terrible déception  ! 

A priori, pourtant, rien ne le laissait présager et surtout pas l’auteur ! Mary Higgins Clark**, dans l’univers du roman policier, n’est plus à présenter et sa notoriété non plus. Le format nouvelle ne me gêne pas, pas plus que le genre policier. Alors qu’est ce qui a cloché me direz-vous ?

Pour commencer, les histoires : Je pensais trouver des intrigues, des énigmes ou le lecteur ne peut démêler le vrai du faux.. Au lieu de ça, j’ai trouvé le coupable du meurtre de la première nouvelle, au bout de 20 pages. Au delà de ça, les histoires n’ont rien de sensationnelles ou de particulièrement captivantes : l’histoire d’un meurtre et un enlèvement, autant dire, rien de fou-fou.

Mais j’aurais quand même pu faire avec et finir ce livre, malgré le suspense quasi inexistant et les situations peu rocambolesques SI il n’y avait pas eu ce couple ridicule : Henry Parker Britland IV et Sunday… Brrr, car oui c’est bien à cause de ces personnages-héros que j’ai abandonné ce bouquin, complètement écoeurée par autant de mièvreries et de non-réalisme. 

Ces deux personnages sont parfaitement parfaits : Lui est l’ex président des Etats-Unis, il est riche, intelligent, compétent dans son travail au point que son successeur lui demande conseil pour les décisions gouvernementales. Il est aussi évidemment extrêmement gentil, conciliant, honnête et franc, avec assez d’autorité et de virilité pour qu’il ne passe pas pour une mauviette, en un mot, il est l’homme de toutes les situations, le héros, le chevalier, le prince dans tout ce qu’ils ont de plus clichés.

Elle n’est pas en reste : belle, adorable, jeune, intelligente, et compréhensive, courageuse etc etc.. Vous aurez compris, de vrais héros de contes de fées. Ridicule.

Quant à parler d’eux, autant parler aussi du couple qu’il forme, un couple parfait forcément, adulé de toute l’Amérique, le modèle à suivre. Leurs conversations sont dignes du plus kitsch des soap-opéras, c’est à base de « Ho Henry, mon chéri, ne t’en fais pas pour moi, je suis forte » –  » Sunday, mon coeur, mon amour, je t’aime tant » Vous voyez le style.. Si je lisais une romance style Harlequin, je comprendrais mais je vous assure que dans un contexte policier, cela manque terriblement de réalisme et de profondeur. 

La profondeur, justement, il n’y en a pas, tout est trop lisse, alors pour moi qui ne jure que par la complexité de la psychologie humaine (ces fameuses « âmes grises » comme merveilleusement bien écrit par Philippe Claudel dans son roman éponyme***) ce livre a été une véritable épreuve et j’en ressors harassée par tant de facilité et de niaiseries. 

Même les dénouements sont faciles ! Vous ne lirez que des happy ends, comment pourrait il en être autrement avec notre couple de super-héros ? Rien ne se met en travers de leurs chemins, ils s’en sortent toujours indemnes et plus amoureux que jamais..

J’ai arrêté le massacre à la fin de la deuxième nouvelle après avoir lu ce dénouement mémorable ou Sunday, en train de se noyer après avoir passé des jours et des jours au fond d’une cave, pieds et poings liés, blessée de surcroit, se fait sauver par son fantastique mari qui la sort de l’eau in-extremis et qu’elle lui dit grosso-modo  » Chéri, ne m’embrasse pas avant que je me sois lavée les dents »

Je vous avoue avoir presque ri à ce moment la, tellement la situation devenait improbable et ridicule. Enfin bref, j’ai fermé ce bouquin, l’ai remis à sa place d’ou il n’en ressortira jamais. Ne le lisez pas, ne vous infligez pas ce calvaire. 

Anne. 

* N’ayant lu que les deux premières nouvelles, je ne peux pas me prononcer sur les deux dernières, cependant, je doute fortement que d’un seul coup, l’auteur change de style et de  direction à ses personnages et nous écrive un chef d’oeuvre.

**Si vous avez d’autres livres de Mary Higgins Clark à me conseiller,  je suis preneuse ! Je ne  veux pas rester sur cette mauvaise impression et je suis sure qu’elle s’est fait un nom grâce à de bons romans.

***« Les âmes grises » de Philippe Claudel est un merveilleux roman contemporain qui sous couvert d’enquête policière et sur fond de première guerre mondiale, explore les tréfonds de la psychologie humaine. Un super roman très émouvant, je vous le conseille réellement, je ne veux pas faire de promesses mais il ne devrait pas vous décevoir.

Rentre dans le challenge La Pal, La Pal, La Pal

 

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