How to say I Love You Out Loud – Karole Cozzo

How to say i love you out loud.png

(Veuillez excuser la faute dans le visuel « determined », mais j’ai malheureusement perdu le fichier d’origine et ne peux donc pas le rectifier à moins de tout recommencer…) 

Titre original : How to Say I Love You Out Loud
Genre : Contemporaine
Éditions : Feiwel&Friends
Nombres de pages : 240 pages

Je pense l’avoir déjà dit mais depuis un moment j’avais envie de lire des livres en VO. J’ai donc commencé avec Harry Potter and the Philosopher Stone et j’ai enchaîné avec une lecture que je voulais simple et légère pour commencer tranquillement. Je vous avoue que la couverture m’avait légèrement rebuté vu que… elle est vraiment kitch et cul-cul la praline… Mais le résumé m’intriguait par rapport à la relation entre elle et son frère. L’autisme d’un membre de la famille, surtout aussi jeune, j’y trouvais de l’intérêt même si j’avais peur que le titre ne fasse en fait référence qu’à l’idylle adolescente de l’héroïne et du fameux Alex.

Même si j’ai failli abandonner le livre au bout de deux pages en lisant le premier dialogue dans lequel l’héroïne, Jordyn, parle avec sa meilleure amie de son fer à lissé qui l’a lâché. Mais après m’être souvenue de ma règle de n’abandonner un livre qu’au bout d’au moins 100 pages histoire d’être sûre j’ai continué. Et finalement, j’ai bien fait. En effet, malgré mes craintes le titre se réfère en effet un peu à sa romance mais surtout à l’ensemble du caractère de Jordyn qui n’arrive tout simplement pas à communiquer ou qui plus exactement refuse de communiquer et en particulier à sa relation avec son frère atteint d’autisme. C’est d’ailleurs cet aspect là qui m’avait fait acheter ce roman : une jeune adolescente dont le frère qui n’a qu’un an de moins qu’elle est atteint d’autisme. Je me demandais comment elle vivait ça au quotidien et je dois avouer avoir été satisfaite du résultat.

Alors oui, il y a des scènes et des passages qui ne m’ont pas touché autant que ça le devrait parce que je dois être trop vieille pour ça maintenant (mais du coup ça va bien avec l’ambiance du roman puisqu’ils sont aux lycée) mais d’autres m’ont rappellé des moments de mon adolescence et cette sensation qu’on a quand on est pas sûre de soi et que même quand on veut défendre une position, on n’ose pas toujours le faire de peur du regard des autres. D’autres passages m’ont même ému quand on parlait de sa famille, sa position au milieu et surtout cette relation avec son frère cette espèce d’amour/haine qu’elle a envers lui et qu’elle apprend au fil du roman à décoder.

Pour ce qui est de l’autisme du frère de Jordyn, Philippe, je trouve que la maladie était traitée sans tabous (ou du moins pas de ce que j’en sais). On nous montrait les côtés négatifs sans forcément rendre la situation juste invivable et « diaboliser » le fait d’avoir un enfant autiste. Le message est clair : « Oui c’est dur. Oui ça change l’organisation et la vie de tout les membres de la famille. Mais ce n’est pas une fatalité non plus. ». Autre chose que j’ai beaucoup apprécié à ce niveau là c’était le fait qu’il n’y ait pas de « miracle » comme on voit dans certaines fiction mais qui n’arriverais pas dans la vie réelle. Philippe est autiste, et c’est comme ça, il ne peut pas changer de comportement du jour au lendemain et du coup le moindre moment entre le frère et la soeur, les mots qu’elle emploie pour parler de lui parfois prennent encore plus d’ampleurs grâce à ça. Rien n’est exagéré, mais ça reste une fiction, le dosage est plutôt sympa.

Je trouve toutefois dommage que certains personnages ne soient pas assez exploités. Le roman est plutôt court ce qui peut expliquer cela mais on nous dit que Jordyn a deux amies proches et pourtant on n’en « creuse» qu’une seule et l’autre ressemble plus à une sorte de figurante pour montrer que l’héroïne n’a pas qu’une seule bonne copine mais au moins deux, exactement le même nombre que sa rivale d’ailleurs alias la peste égocentrique de l’école. Autre point négatif, je trouve que le résumé en dit beaucoup trop et que certains évènements ou certaines révélations qui devaient nous surprendre tombent du coup à plat. Je vais mettre un spoiler même si je pense que vous avez lu le résumé…
(SPOILER)
Comme par exemple le fait que Jordyn et Alex se sont déjà embrassés un an avant. Chose que l’on est censé découvrir qu’au bout d’une soixantaine voir presque centaine de pages normalement si je me souviens bien.
(Fin du SPOILER)
Au contraire cependant, le résumé nous fait croire, à tord, que le titre ne parle que de sa relation avec Alex alors qu’il ne s’agit que d’une toute petite partie. Mais bon, ça ce n’est pas trop grave mais il faut quand même avoir la curiosité de se lancer pour le découvrir…Bref, pas extra pour donner envie (de mon point de vue).

Pour ce qui est de la langue, la VO est clairement abordable et fluide à lire. C’est du jeunesse contemporain donc il n’y a pas trop de problèmes pour le comprendre pas besoin d’avoir un trop gros niveau d’anglais. Si vous n’êtes pas sûrs de vous prenez un dictionnaire avec vous ou un traducteur et ça suffira !

En bref, c’était une lecture sympa mais pas non plus extraordinaire et simple pour lire en VO. C’est vraiment tous les passages qui avaient un rapport avec l’autisme du frère qui m’ont le plus marqués et touchée mais pour le reste il n’a rien de bien original à mon sens mais reste une lecture légère quand on veut se détendre.

 

Aurélie

Rentre dans le Read in English Challenge

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