Sans nouvelles de Gurb d’Eduardo Mendoza #3

Sans Nouvelles de Gurd

Genre : Roman, Science- Fiction, Humour

Edition du Point Virgule

125 pages

Un court roman, longueur d’une nouvelle en réalité, qui nous emmène en Espagne, à Barcelone, à la rencontre d’un extra-terrestre fraichement débarqué, qui ne connait de l’homme et de notre société que peu de choses; toujours à la recherche de son coéquipier parti avec lui -un certain Gurb- il s’insère dans la vie barcelonaise à sa façon, et au fur et à mesure des pages appréhende nos moeurs, nos habitudes, nos façons d’être avec tout son naturel et son désarroi extra-terrestre.

Eduardo Mendoza, en faisant voir le monde par les yeux d’un extra-terreste s’attache en fait à nous montrer toutes les incohérences et les abus de notre monde moderne, et de fait, nous dresse une satyre de la société qui fonctionne bien, notamment celle à peine voilée du consumérisme et celle qui est faite du rythme de vie des cadres, ou l’on sent bien toute la vacuité du phénomène.

Ce cher extra-terrestre tantôt touchant, tantôt désopilant va également s’intéresser à l’amour, partant en quête de la compagne idéale dans des histoires plus saugrenues et invraisemblables les unes que les autres.

Quelques rebondissements animent le roman, la question principale étant « Va-t-il retrouver Gurb ?» est résolue et le roman se termine sur une fin, à mon sens, satisfaisante.

Un petit roman qui m’a souvent fait sourire, parfois rire franchement, mais point trop n’en faut, et la longueur est idéale puisque 50 pages de plus et je me serais lassé. Certaines situations sont vraiment cocasses, comme lorsqu’il analyse de façon très scientifique notre façon de marcher, qui lui parait idiote et illogique au possible.

Moi, qui suis pourtant bien loin d’être une fan de science fiction, j’ai plutôt bien aimé ce roman qui n’est en réalité pas un réel roman de SF puisque très ancré dans le réel, et ou l’extra-terrestre s’adapte à notre vie terrestre et non pas l’inverse.

Pour autant, le texte, sous forme de journal de bord avec des entrées heures par heures, et des redondances d’expressions, finit par être un tantinet lassant, et les 125 pages du livre m’ont été suffisantes.

En résumé, cette courte lecture rafraîchissante et décalée ravira les amateurs du genre.

Note à part, : Pour ceux d’entre vous qui connaissent bien la ville de Barcelone, vous trouverez, je pense, encore plus de moments de franche rigolade, la ville tenant une place quasi-centrale dans l’histoire, avec l’évocation de plusieurs de ses places et ses lieux.

A.

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